mardi 21 février 2023

Bonjour Monsieur Baucher

Colloque François BAUCHER demandez le programme !

Programme
9h30 : Accueil
• Didier Bigot, président de la Commission Culture, CREIF
• Emmanuel Feltesse, président du CREIF.
• Colonel Cortès, commandant le régiment de Cavalerie de la Garde républicaine,
 
10h00 : Introduction : François Baucher dans l’histoire de l’équitation, Guillaume Henry 
 
10h20 : L’Ecuyer et le spectacle
• Ecuyer et cirque, Caroline Hodak ,
• Baucher et le cirque, une histoire romanesque, André Viau,
• questions
11h30 : PAUSE
11h45 : Baucher, une équitation évolutive
• Le bauchérisme et la mise en œuvre de l’évolution permanente, par Patrice Franchet d’Esperey,
• questions
12h20 : PAUSE DÉJEUNER
14h00 : L’Écuyer novateur
• La querelle Baucher – d’Aure, une querelle politique ? par Bertrand-Pierre Galey,
• Baucher, un novateur, son influence, par Alain Francqueville,
• questions
 
14h55 : Le bauchérisme aujourd’hui, transmission et perspectives
• Jean-Marie Donard, par Florence Donard,
• Baucherisme et équitation militaire, Jean-François Le Blay,
• Du cirque équestre, Lucien Gruss,
PAUSE
• Enseigner Baucher aujourd’hui, Jean-Pierre Tuloup,
• Pourquoi et comment est-on Bauchériste aujourd'hui ? Julie Dudragne et Sophie Allioux, Le cercle bauchériste de Bourgogne,
• La passion contagieuse, Juan Diego Trevijano,
Vers 16h45 : Questions du public
Vers 17h15 : Clôture et synthèse par Yves Grange
Dédicaces : André Viau : « Le roman de Baucher », Bertrand-Pierre Galey : « Le duel des centaures ».
Renseignements pratiques
Le colloque se déroulera dans la salle d'honneur de la Garde républicaine, de 9h30 à 12h15 et de 14h à 18h environ.
Entrée libre !
Vous pouvez venir uniquement le matin ou l'après-midi, ou toute la journée. Dans ce cas, il vous est possible d'avoir accès au mess pour un déjeuner au plateau.
Les auteurs vous proposeront à l'achat leurs ouvrages dédicacés.  Prévoir un moyen de paiement autre que la carte bleue.
S’inscrire :
https://colloquefrancoisbaucher.webador.fr/programme inscription

lundi 26 décembre 2022

Dupaty de Clam

"Que l'on examine un cheval quelconque avant qu'il se dispose à marcher, il enleve son col et sa tête, et Ies porte un peu en arriere. Le cheval le plus vigoureux aura ce mouvement le plus sensible. Dans quelque attitude que soit le cheval, ce mouvement de grandissement se fait toujours remarquer : dans l'état même du plus grand abandon , on l'observe, quoique très peu complet. Lorsque le cheval est animé et qu'il prend de l'ardeur, ce mouvement est dans toute sa valeur. Jamais un cheval qui est bien  constitué, et qui travaille avec action, n'aura la tête basse : il la porte très haute; et c'est ce qui lui donne de la fierté."
Dupaty de Clam

mardi 16 juillet 2019

In the mood for love



                                                                              Neige
                                                                       16 Juillet 2019

mardi 25 juin 2019

Équitation Poétique

" "Apparemment les actions humaines ont aussi leur destin. Les unes ont la chance d'être inscrites au Livre d'Or de l'humanité, les autres sont oubliées, mais j'aime à élever dans mon coeur un autel aux héros inconnus." Celui qui a écrit ces lignes - il s'appelait Jacques Robert - est mort à 16 ans. Le ciel lui a donné dès ici bas l'intelligence du prix de la vie et j'aime que dans ce coeur élu aient eu place les bons cavaliers inconnus, parce que ceux-là ont mis en action la parole de Ruskin: " Votre oeuvre doit être faite à la gloire de quelque chose que vous aimez."

Voilà pourquoi j'honore ceux qui, ayant reçu la lumière, qu'elle qu'en soit l'essence, ne l'ont pas laissée sous le boisseau; pourquoi, cavaliers, vous devez ouvrir, sinon toujours avec intérêt, du moins toujours avec respect les traités des maîtres. Ce sont des monuments dans lesquels vous n'avez pas le droit de pénétrer le chapeau sur la tête. Et combien sera payée leur peine, si l'un de vous s'y attache et s'en émeut. "

CdeM




mardi 14 mai 2019

de L'Oeuvre d'Art



"Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique. Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut-être équitable avec elles. - C'est à vous-même, à ce que vous sentez, qu'il faut toujours donner raison, contre toutes ces analyses, ces comptes rendus ou introductions ; quand bien même vous auriez tort, c'est la croissance naturelle de votre vie intérieure qui vous amènera lentement, avec le temps, à d'autre conceptions. Laissez vos jugements connaître leur propre développement, calme, non troublé ; comme tout progrès, il doit venir de la profondeur du dedans, et rien ne peut le hâter ni l'accélérer. Tout doit être porté à terme puis mis au monde. Laissez chaque impression et chaque germe de sensibilité s'accomplir en vous, dans l'obscurité, dans l'indicible, dans l'inconscient, là où l'intelligence proprement dite n'atteint pas, et laissez les attendre, avec une humilité et une patience profondes, l'heure d'accoucher d'une nouvelle clarté : cela seul s'appelle vivre l'expérience de l'art : qu'il s'agisse de comprendre ou de créer."

Reiner Maria Rilke 




jeudi 2 mai 2019

Du Bauchérisme, sans préjugés

                                   Expérience Bauchériste





  Déconstruction – 3 ans

Ma rencontre avec le Cercle Bauchériste de Bourgogne date d’octobre 2018. Je suis alors, depuis 3 ans, propriétaire d’une petite jument poney français de selle, Aquarelle, âgée de 8 ans.

 L’histoire est on ne peut plus banale: cavalière de club pendant l’enfance, je m’éloigne du milieu équestre pendant mes études, y reviens à l’entrée dans le monde du travail, et acquiers mon premier cheval, pouvant l’assumer financièrement. 

 Novice, sans bagage solide dans le travail des jeunes chevaux, je croyais naïvement pouvoir m’en remettre aux « professionnels » pour m’accompagner dans cette tâche. « C’est leur job », me disais-je innocemment.

 Je fréquente alors plusieurs écuries de banlieue lyonnaise, qui seront pour moi le lieu de tant de désillusions. Conditions de vie non adaptées (chevaux gavés de céréales, environnement anxiogène), travail des chevaux brusque et hâté, irraisonné, proposé à l’identique à tous les couples cheval-cavalier, cheval piégé, enserré. Cheval triste. Maltraitance inconsciente. Spectatrice du ballet des vétos, maréchaux, ostéos, phytos, éthos, saddle fitters..., comme vœux de bonne conscience, ou comme aveu d’incompétence. Spectatrice du ballet des chevaux, que l’on change à tour de bras, avec l’espérance que « ça ira mieux avec un autre ». Ignorance construite par la pensée marchande.

 Observations. Questionnements. Constats. Déconstruction. Lectures. Conviction de ne pouvoir trouver aucune réponse satisfaisante dans l’enseignement officiel de l’équitation moderne. Recherche et pressentiment en l’existence et la possibilité d’une équitation plus juste, plus éthique, plus respectueuse de l’intégrité physique et morale du cheval.


  Rencontre – 1 après-midi 


 À l’été 2018, à l’occasion d’un voyage, ma jument est transférée en Bresse bourguignonne, initialement le temps de mon absence. À mon retour, je prends connaissance de l’existence du Cercle Bauchériste de Bourgogne, localisé non loin du lieu où est stationnée ma jument. L’association, via son « laboratoire », propose de venir assister au travail des chevaux. Le contact est pris avec Julie, que je viens rencontrer rapidement. 

 Julie m’expose et me présente son travail à pied avec 2 de ses chevaux au passif compliqué. Je me souviens avoir été frappée par la belle posture, prise sans aucun effet de contrainte par ses chevaux au travail, et de l’harmonie qui s’en dégageait. L’équitation bauchériste pratiquée par Julie s’imposait alors comme une évidence dans mon cheminement équestre. Il fallait que je bénéficie de son 
enseignement!


  Initiation – 3 séances






Au cours des premières leçons d’initiation, les mouvements clés du préparé sont enseignés, à savoir les mouvements d’assouplissement de mâchoire, d’encolure, d’épaule, de rein et de croupe. D’abord à pied, puis répétés monté. Le calme, la concentration et la décontraction, la lenteur, sont recherchés, ce qui n’est clairement pas chose simple pour ma jument, vite distraite, vite dans l’excitation, et qui avait clairement tendance à précipiter chacun de ses pas. 

 Faciles, les exercices proposés le sont eux. D’une simplicité déconcertante même, d’autant plus qu’ils sont d’abord abordés à pied, ils me paraissent à la portée de tout un chacun (après que le cavalier en ait été initié bien sûr).

 Et les premiers résultats se font sentir extrêmement rapidement. Je me souviens avoir enchaîné un parcours d’obstacles après la 2ᵉ séance, avec une jument qui n’avait jamais été aussi équilibrée et régulière dans ses allures, calme et à l’écoute. 


  Reconstruction – 10 séances





Au cours des séances suivantes, les flexions sont retravaillées, affinées, enrichies. Les lettres de l’alphabet sont assemblées pour former des mots qui composent des phrases (De Gatines). Le mouvement de diagonalisation est abordé tôt, lui aussi comme exercice gymnastique et de renforcement musculaire. 

 Gradation, précision, finesse, souci du détail. Rien dans l’enseignement Bauchériste que dispense Julie n’est laissé au hasard. Tout a une importance et est une pièce de l’architecture, du système. Chaque exercice en prépare un autre. Un ingrédient est ajouté à chaque séance. Rigueur. Sagesse. Adaptation au cavalier, au cheval, à l’instant présent.

 La reconstruction posturale – à savoir l’empilement de la grande encolure au-dessus des appuis antérieurs, et la flexion de la petite encolure, est réalisée sereinement et de manière graduée. Phase au cours de laquelle Julie sculpte la matière vivante (et nous l’apprend), lui donnant grâce et élégance. Que ma jument est belle ! 

 DÉCOMPOSER, DÉNOUER, PLIER, ASSEMBLER; RECTITUDE; LÉGÈRETÉ SANS COMPROMISSION; DESCENTE DES AIDES; Demander souvent, se contenter de peu (quelques foulées justes, voir l’intention même du cheval à les donner), récompenser beaucoup; Ne jamais travailler sur une résistance; La position contient le mouvement; Assurer solidement chacun de ses pas.

 Les principes bauchéristes sont énoncés non pas comme de belles formules théoriques bien ciselées, Julie les fait vivre. Ils s’incarnent concrètement dans la pratique, au fil des séances. Pour le cavalier, ils doivent faire chaire. Les automatismes équestres, les mauvaises habitudes du passé, doivent être déracinés pour tendre vers une fidélité aux principes. Ce qui est le plus difficile me semble-t-il, bien que la conversion cérébrale soit pleinement réalisée. Julie m’y aide avec patience.

 La lecture des textes de Baucher et de ses élèves, en complément des leçons, a été aussi indispensable pour m’imprégner de l’état d’esprit et de la philosophie Bauchériste. S’ils paraissent difficiles d’accès de prime abord (je m’y étais d’ailleurs essayée auparavant), l’enseignement pratique de Julie les éclaire et leur lecture en devient alors fort agréable et passionnante. 

 En un temps pour ainsi dire record comparativement aux 3 années de travail assez infructueux avec ma jument, je goutte à la saveur exquise de quelques foulées de légèreté, dans une posture juste. La dissymétrie de ma jument (qui présentait un postérieur droit plus faible, une tendance à charger l’épaule gauche et à vriller l’encolure) est très largement atténuée. Elle devient de jour en jour plus attentive, concentrée, sereine, calme et déterminée. Notre relation en est aussi considérablement renforcée. Complicité. 

 Je dois dire aussi, à cette époque, en être passée par de profonds moments de colère. Qu’une méthode aussi logique, raisonnée, progressive, efficace, considérant et s’adaptant à chaque cheval dans son individualité et ses particularités physiques et morales, ne soit pas plus connue, répandue. Qu’elle soit attaquée, vilipendée de la sorte. Tout cela dépasse encore très largement mon entendement. Elle épargnerait pourtant de longs moments d’errance aux honnêtes cavaliers.


  Consolidation – ∞


Remettre du ciment dans les fondations. Revenir inlassablement au préparé, le perfectionner « comme s’il avait été le but réel du dressage » (Beudant). Variation des postures, des mouvements. Pousser le travail de plus en plus finement dans le détail. Avancer en reculant. Plus les principes sont respectés avec rigueur, plus on va lentement, plus on va vite dans le dressage.

 Répéter les gammes. Patience. Rigueur. Julie nous fait sortir définitivement du référentiel du monde équestre pour celui du monde artistique.



  Élévation – ∞


 Du préparer découle le travail rassemblé, que ma jument poney français de selle, à la génétique obstacle, que rien de prédisposait à de tels airs, aborde pour ainsi dire presque naturellement, comme une évidence, avec une sérénité déconcertante. Je dois dire n’avoir pas imaginé une seule seconde, en frappant à la porte de Julie 5 mois plus tôt, en arriver à un tel résultat, à de telles sensations, et d’autant plus avec une telle fulgurance.

 Concentration au sein du manège, ses murs entre lesquels cavalier et cheval se retrouvent et se rassemblent, échappant à toute dispersion, pour un moment d’éternité.

 Mon expérience Bauchériste, c’est aussi l’ouverture à un monde d’une richesse culturelle et artistique insoupçonnée; des journées à contempler des photos anciens d’écuyers, à lire leurs livres et leurs correspondances; des heures de discussions philosophiques, littéraires, spirituelles, qui nourrissent l’âme.

 Les travaux du Cercle Bauchériste de Bourgogne prennent à mes yeux une dimension politique (revivification d’une pratique oubliée, valorisation culturelle d’une époque), artistique (recherche de l’équilibre, de l’harmonie, dimension transcendantale de la relation cheval-cavalier), et (donc) spirituelle (rigueur, calme, détachement, justice et justesse).

 Et à propos de la lecture des textes, si, au début, l’enseignement de Julie les éclairait, en donnait l’accès, ce sont aujourd’hui les textes qui jugent l’enseignement transmis: d’une fidélité sans faille. 

Reconnaissance immense. Gratitude.

 Lucie




 1 Mai 2019

mardi 30 avril 2019

Le romantisme

« Le romantisme, mon cher monsieur, mais à coup sûr, ce n'est ni le mépris des unités, ni l'alliance du comique et du tragique, ni rien au monde que vous puissiez dire. Vous saisiriez vainement l'aile du papillon, la poussière qui le colore vous resterait dans les doigts. Le romantisme, c'est l'étoile qui pleure, c'est le vent qui vagit, c'est la nuit qui frissonne, la fleur qui vole et l'oiseau qui embaume ; c'est le jet inespéré, l'extase alanguie, la citerne sous les palmiers et l'espoir vermeil et ses mille amours, l'ange et la perle, la robe blanche des saules; ô la belle chose, monsieur! c'est l'infini et l'étoile, le chaud, le rompu, le désenivré, et pourtant en même temps le plein et le rond, le diamétral, le pyramidal, l'oriental, le nu à vif, l'étreint, l'embrassé, le tourbillonnant; quelle science nouvelle! »

Musset - 1836
Othello300419



dimanche 7 avril 2019

Trésors

Livres



Collection de Photos Delton


La Société de l'Étrier



Article de Paul Morand 
Le Figaro
16 Août 1937

vendredi 5 avril 2019

Colonel de Saint André


Doctrine Française: 

selon L'Hotte: * Calme en avant droit
                        * Marier intimement l'impulsion et la flexibilité élastique des ressorts

" On peut dire avec certitude que la clef de l'arrière-main se trouve dans la nuque, et réciproquement." (Fillis)

" La mise en main n'est juste que si la nuque reste le point le plus haut."

" abaissement de hanches et mise en main ne sont valables que si l'encolure est soutenue, faute de quoi, il n'y a pas d'équilibre: c'est donc là le premier objectif à atteindre."


(...)
Par ailleurs, la recherche directe de la Légèreté ne constitue pas une étape de l'éducation du cheval, puisque nous venons de dire que celle-ci terminée avec le Dressage ( au sens spécialisé ). Cette recherche directe est simplement une voie différente dans laquelle peut s'engager, avec un cheval au débourrage incontestablement réussi, un cavalier très  confirmé, spécialiste de Dressage, et sûr de son adresse, ou plutôt de son don: c'est  commencer Baucher.
Par le travail à  pied ( élévation et flexions) suivi du travail monté  ( décomposition de la force et du mouvement ) il s'engagera dans les méticuleuses progressions du Bauchérisme, aux moyens puissants, mais délicats.  Le général Faverot de Kerbrech, le capitaine Beudant et le général Decarpentry  ( "Équitation Académique" tome II) le guideront pas à pas sur cette " diretissimma ", pour employer le langage des alpinistes."



" Le cavalier de sport, ou le cavalier qui se lance dans le Dressage, a une sainte horreur de la légèreté, car il croit que le cheval qui ouvre la bouche sur une fermeture de  doigts à tendance à " lâcher la main". Si on lui parle de mobiliser la bouche avant la nuque, il fuit à jamais et raye le Dressage de son programme. Mais s'il s'estime assez compétent et expérimenté pour commencer par la décontraction de la bouche, il a raison: qu'il ouvre donc le chapitre suivant, et qu'il applique " la recherche directe de la légèreté."


"Conclusion " Philosophique". Si le bonheur de l'homme est sur le dos du du cheval, comme le disent les Arabes, l'agrément s'ajoute à ce bonheur si le cheval est dressé, c'est à dire confortable dans ses allures et obéissant aux aides. Or, le dressage n'est jamais terminé puisque la flexibilité du cheval est toujours améliorable: d'où l'intérêt de  tous les instants que représente l'équitation pour celui qui dresse, à quelque niveau que ce soit, alors que cet intérêt n'est que passager - quoique peut-être plus exaltant- pour le cavalier de compétition.
Si enfin le dresseur pousse ses exigences jusqu'à obtenir la légèreté, il connaîtra les satisfactions de l'art équestre: porté par un cheval rassemblé, qui le"couvre" de son encolure soutenue, la bouche moelleuse, ils frôlent tous deux le sol, dans la descente de main et de jambes.
Peut-être ne sont-ils qu'un? 
Tel est l'idéal de l'équitation de tradition française, mais tout idéal est rarement atteint. "

Colonel de Saint André, ancien écuyer en chef du Cadre Noir de Saumur.


Saint André et Steamer ( PS)
Pas d'école

jeudi 4 avril 2019

Xavier Lesage 25 Octobre1885 - 3 Août 1968

" Le colonel Challan-Belval, qui fut le condisciple de Lesage à Dijon et aux Postes et qui resta son ami tout au long de leur carrière, rédigea, en 1969, une précieuse biographie où il est écrit que, dès son temps de sous-officier, Lesage lisait assidûment Fillis ( Principes de dressage et d'équitation, 1890) et qu'à sa sortie de Saumur, il découvrit les Questions équestres ( 1905) de L'Hotte, ouvrage qui resta " son livre de chevet jusqu'à son dernier jour." 
"Quand, plus tard, j'eus L'Hotte entre les mains, a dit Lesage lui-même, j'ai trouvé seulement que Fillis avait les aides trop voyantes sur ses photos et qu'il se servait beaucoup de l'éperon, ce qui est bien dangereux pour les novices..."

"Modèle de droiture et de simplicité... porté par son seul talent, malgré ses réticences aux postes les plus prestigieux que pût envier un écuyer militaire" (Challan Belval.) , le colonel Xavier Lesage n'a pas laissé d'autre imprimé qu'un hommage biographique au grand Danloux. Mais, outre la médaille d'or de Californie, il a valu à l'équitation française, qui fut sa vie, l'un des plus beaux hommages qui puissent être formulés en pareille circonstance par un étranger ( et quel étranger!) , l'hommage de Gustav Rau: " Tout le monde a compris qu'un peuple hautement cultivé peut seul posséder un art équestre d'un pareil degré de culture." 







Xavier Lesage et Taine, jeux Olympiques de 1932 
(Los Angeles)

mercredi 3 avril 2019

Étienne Beudant


" La patience est la qualité la plus voisine du bon sens, comme le bon sens est la qualité la plus voisine du génie."


Louis Veuillot ( cité par Étienne Beudant)



mardi 2 avril 2019

Étienne Beudant

" Les italiens sont encore d'admirables écuyers, et ils disent, parait-il : " contraignez le cheval à  faire ce que vous voulez, mais, une fois qu'il fait ce que vous voulez, laissez lui le faire comme il le veut."
Sur le papier tout cela est parfait, mais à cheval, c'est une tout autre affaire. Il faut puiser dans les livres des idées, des principes qu'on tâche  d'expérimenter  en en modifiant l'application suivant les circonstances; néanmoins, il faut, surtout, rechercher les moyens qu'on est soi-même capable d'employer sur tel ou tel cheval. Chaque animal a son tempérament, son caractère; ce n'est pas une machine inconsciente, et chaque individu doit être pris d'une façon particulière, quant à la forme et à  l'application des procédés de dressage."

1934

Étienne Beudant - Souvenirs Équestres

" Enfin, en contemplant l'océan, j'étais dans l'état d'esprit que seuls connaissent ceux qui ont trimé et souffert dans les grandes solitudes, dans les grands espaces : impression vague, sorte de nostalgie et d'étonnement, mystérieux désir de retourner dans ces régions-là.
Je parcourais l'horizon et ma pensée le dépassait considérablement."

Étienne Beudant - 1934

lundi 1 avril 2019

Victor Laurent et son École

Victor Laurent, né à Louhans le 5 décembre 1883 
À la demande de ses élèves, Victor Laurent rédige ses conseils , ainsi naît le livre " la reprise de 7 heures ", titre qui rappelle l'heure matinale de la leçon hebdomadaire que ses élèves ne manquaient jamais au manège Montevideo ( Paris). Le livre paraît en 1951.
Il reparaîtra en 1969 chez Lavauzelle sous Le titre " Victor Laurent, son école. Un hommage posthume à celui qui aura pour partage une amitié avec Decarpentry basée sur l'estime réciproque.




Edition de 1951 et édition de 1969

mercredi 27 mars 2019

Évocation de l'amitié entre Bacharach et Decarpentry

"Peu avant la sortie de l'ouvrage ( Les Maîtres Écuyers du Manège de Saumur de 1814 à 1874), en 1954, M.René Bacharach, lié au général Decarpentry par une respectueuse affection  et qui avait eu avec lui d'innombrables entretiens équestres, lui avait demandé ce qui l'amenait à  forger, pour le titre, l'expression : maîtres écuyers. Le général lui répondit, sur le ton d'humour léger qui était si souvent le sien: " Parce que les maîtres écuyers n ont pas tous été " en chef ", et que les écuyers en chef n'ont pas tous été des maîtres."

André Monteilhet - Les Maîtres de l oeuvre équestre 

Photos- Albert Decarpentry





Diogo de Bragance

Notes biographiques
Genèse de l'Equitation de Tradition Française

"N'ayant pas eu les moyens d'acheter de bons chevaux - ceux dont on a dit qu'ils naissaient tout dressés - il dut en instruire qui n'étaient pourvus au départ que de qualités médiocres ou, ce qui est pire, qui avaient été plus ou moins détériorés par des mains malhabiles, mais il ne se départit jamais avec eux des actions fines et légères qui faisaient partie de sa morale équestre. Il devint un écuyer amateur pourvu non seulement de tact naturel et acquis, mais de virtuosité, obtenant toujours de ses chevaux beaucoup d'impulsion, de mobilité et de brillant.



D. Diogo de Bragance doublait sa pratique équestre méthodique et patiente, d'une part, de beaucoup d'attention et de réflexion , d'autre part, de beaucoup de lectures des oeuvres des écuyers - des bonnes et des mois bonnes. Son esprit toujours en éveil lui avait permis d'en extraire des concepts qu'il avait consigné sur quelques cahiers. Son ami René Bacharach, passant quelques jours de vacances à Torre-Bela, en prit connaissance. Il y trouva l'analyse la plus juste et la plus complète jamais faite des différents procédés équestres. Diogo de Bragance lui apparut comme le premier comparatiste de l'équitation. René Bacharach traduisit cette oeuvre originale. Elle parut en 1975 sous le titre L'Equitation de tradition française. "


André Monteilhet - Les Maîtres de l'oeuvre équestres

mardi 26 mars 2019

Etienne Barroil, l'Art Equestre

Deuxième partie de L'Art Equestre de Barroil
Préface de Bonnal

Rothschild éditeur 1889

L'équitation, aussi bien que l'escrime, est une science et un art.
Science à la base, art au sommet.
Tout artiste doit posséder, indépendamment des dons naturels, la technique de son art; sinon il perd un temps et des efforts précieux à découvrir pour son propre compte, des procédés connus depuis longtemps.
Il faut donc un mettre à celui qui veut s'élever jusqu'à  l'art, et par maître, nous entendons une direction et un guide.
"L'art équestre" satisfait aux conditions exigées d'un enseignement parlant aux yeux, s'adressant à l'intelligence et provoquant la réflexion. 

(...)
Etienne Barroil ( 1851- 19..)
Chez Baron de Vaux