Sur la partition de Paul Cuzent, que l'on peut trouver dans les passe-temps équestres de Baucher, publiés en 1840 avec une préface de Maxime Gaussen.
Avec le programme du travail de Partisan, extrait des "soirées de l'étrier " d'Armand Charpentier.
Cultivez vous, que Diable, cultivez vous !!!! Cercle Bauchériste de Bourgogne Association Loi 1901
Sur la partition de Paul Cuzent, que l'on peut trouver dans les passe-temps équestres de Baucher, publiés en 1840 avec une préface de Maxime Gaussen.
Avec le programme du travail de Partisan, extrait des "soirées de l'étrier " d'Armand Charpentier.
Photos issues des conférences hippiques données par René de Gatines en 1893
( *Les cinq mouvements clefs de l'équitation
* La Guériniere, d'Aure et Baucher )
Un officier de cavalerie
Chapitre VIII
" Lorsqu'aucun des ressorts du cheval ne résiste ou ne reste inerte sous nos actions, lorsque tous peuvent être mis en jeu, s'animer et vibrer à l' effleurement de nos aides, point n'est besoin de rechercher des mouvements compliqués pour éprouver des jouissances infinies "
Je publie quelques photos du journal de dressage d'un officier.
Notes manuscrites et photos d'époque
1909
"Toutes les méthodes sont bonnes et la meilleure de toutes serait celle de l'écuyer qui aurait assez de discernement pour emprunter à chaque professeur ce qu'il a de bon et qui aurait le courage d'avouer ses propres erreurs."
Barada Dutilh
"Comme tous les écuyers anciens ou moderne, Mlle Guerra semble s'être plus particulièrement imprégnée dans un cheval, qui est et restera sa personnification, en quelques sortes son incarnation: C'est Croziani. Il est pour elle ce qu'on été Le maître de danse pour le comte D'Aure, Partisan pour Baucher, Mahomet pour Émilie Loisset, Conny pour Elisa Petzold, Sabatha pour Camille de Walberg, Gaulois pour Anna Fillis, etc. À quoi peuvent tenir ces sortes d'affinités? Je l'ignore, mais tout homme de cheval l'a éprouvé, quelle que soit d'ailleurs sa spécialité. Il reste toujours dans votre souvenir un cheval avec lequel vous étiez au dessus de vous même, comme il était, lui, avec vous supérieur à ce qu'il se serait montré sous un autre. J'attribue cette particularité à une sorte d'harmonie proportionnelle existant entre vous et l'animal, mais dont les règles échappent à l'analyse."
Baron de Vaux
Écuyers et écuyères, histoire des cirque d'Europe
" Paul de Champvallier, cavalier d’extérieur reconnu ( il avait gagné plus d'une centaine de military et grand joueur de polo, avait surtout été un émule d’Étienne Beudant dont il avait retrouvé la trace, alors que ce dernier vieillissant, finissait ses jours dans l'oubli.
Lors de son cours à Saumur, accompagné de ses camarades Boué et Gassiat, Champvallier avait découvert dans la bibliothèque de l'école, Dressage du cheval de selle, avec les photos de barbes dressés par son auteur.Après avoir vainement tenté de mettre en pratique les préceptes du maître, il s'était résolu à faire le voyage jusqu'à Dax et insista auprès de Beudant afin que celui ci lui montre la première partie du programme, la mise en main. Beudant, impotent et infirme se fit beaucoup prier mais finit par accepter. Avec ses camarades, Champvallier l'aurait alors porté sur un cheval à l'arrêt et :... « Après lui avoir élevé l'encolure de toute la hauteur de ses bras, la tête du cheval lui est tombée dans les mains comme dans un mouchoir ! »
Lorsqu'il racontait cet épisode, le général m'avouait s'être consacré, depuis ce jour, à la méthode sans être parvenu aux résultats que Beudant obtenait en 24h : « Cela fait 50 ans que j'essaie ! Mais je ne désespère pas d'y arriver avant de mourir ! »
( le débourrage par la méthode Blondeau, page 16)
Mardi matin, à onze heures, une épreuve équestre des plus intéressantes s'est faite dans les Champs-Elysées, en présence d'un grand nombre d'amateurs et d'écuyers militaires distingués. Le comte de Lancosme-Brêves avait annoncé que, monté sur John Bull, cheval anglais de chasse, il parcourrait une distance d'environ 1 kilomètre au trot et à reculons. C'est là une passe d'armes unique dans les annales et les audaces de la science équestre. La nouvelle se répandit dans un cercle d'hommes spéciaux qui, confiants dans l'habileté du comte de Lancosme, se rendirent sur les lieux pour être les témoins de cette tentative. Il s'ensuivit une sorte de défi dont la solution excitait vivement la curiosité de tous. Le comte de Lancosme-Brêves est parti du rond-point des Champs-Elysées. Il s'est mis d'abord au pas, à reculons, jusqu'au portique du palais de l'Industrie ; là son cheval a pris le trot, en observant une vitesse progressive, jusqu'à l'obélisque, qui était le but de sa course et où il est arrivé en 5 minutes 37 secondes ». C’est le même qui dirigea de main de maitre le manège parisien de la rue Duphot qui à l’occasion, prit des allures de laboratoire expérimental. Ainsi, en soixante-quinze séances, il « dressa » à la fois 20 jeunes recrues et 20 chevaux ! Lancosme-Brêves sut trouver le temps de descendre de cheval et d’écrire quelques traités d’équitation et de « centaurisation » bien sentis.
http://villabrowna.blogspot.fr/2013/05/deux-centaures-du-xixeme-siecle-john.html?m=1
MAXIME GAUSSEN
(1811-1890)
Maxime Gaussen avait reçu une première formation équestre sous la direction de Louis-Charles Pellier, au Manège royal de la rue Cadet. Il paufina ses talents d’écuyer avec Tassinari, passage des Deux-Soeurs, puis, ce dernier ayant cédé le manège à Leblanc, lui aussi élève de Pellier, il continua avec Bellanger, considéré comme l’un des meilleurs piqueurs de l’école de Versailles. C’est après cela qu’il fit la connaissance de Baucher et de sa méthode, vers 1837.
http://www.ling.fi/RATS/BAUCHER_FR/MaximeGaussen.html
Source de la photo :"Écuyers et écuyères, histoire des cirques d'Europe par le baron de Vaux
Haute école
L’averse tombant en déluge,
Hier au soir, j’ai profité,
Pendant une heure du refuge
Que m’offrait le Cirque d’Été.
D’ordinaire, rien ne m’y lasse.
J’applaudis tous les ‘numéros’.
Que de courage et que de grâce !
Ces baladins sont des héros.
Mais, cette fois, – je m’en étonne, –
Ce spectacle, bien fait pour moi,
Me semblait froid et monotone ;
Et je m’ennuyais fort, ma foi !
En vain, en jupe diaphane,
La ballerine avait dansé
Sur le dos, blanc de colophane,
D’un vieux cheval, trop bien dressé ;
En vain l’Anglais, qu’en une rixe
Ne vaincraient pas quatre hommes forts,
Fit dix fois, sur la barre fixe,
Le moulinet avec son corps ;
En vain le clown, tête falote,
Sur le nez tombé lourdement,
Fut, par le fond de sa culotte,
Relevé délicatement ;
Je bâillais, ayant peine à suivre
Ces exercices et ces tours
Que le dur orchestre de cuivre
Rythmait d’accords vibrants et lourds.
***
Le programme, – vrai protocole –
S’épuisait ; quand, pour son début,
Sur un bai-brun de haute école,
La jeune écuyère parut.
Bien en selle et très élancée,
Elle était adorable à voir,
Dressant sur la croupe bronzée
Son fin corps, moulé de drap noir.
Chaque détail de sa personne
Était correct, élégant, fier.
On rêvait, devant l’amazone,
D’une archiduchesse au Prater.
Comme elle était jolie ! Et comme
Son pur profil aux lourds cheveux,
Si brave sous le chapeau d’homme,
Semblait dire au cheval : ‘Je veux !’
Sous l’éperon de la Viennoise,
Il ronflait, rebelle au travail,
Dans l’œil une flamme sournoise,
De l’écume plein le poitrail.
Mais ferme sur sa hanche ronde,
Bride et filet dans son gant blanc,
Elle domptait, la svelte blonde,
L’animal de fureur tremblant,
Le forçait, en parfaite artiste,
À s’agenouiller sur le sol,
À valser autour de la piste,
À marcher au pas espagnol ;
Et cela, sans que son visage
Parût s’animer du combat,
Sans que du bouquet de corsage,
Une seule rose tombât.
***
Aux très nobles jeux du manège,
Je ne suis pas fin connaisseur ;
Mais, frêle enfant, – Dieu te protège ! –
En toi je salue une sœur ;
Et, lorsque tu risques ta vie,
Bravement, pour nous divertir,
Bien fort, dans la foule ravie,
Le vieux rimeur doit applaudir.
Car ta cravache vaut sa plume.
Nous sommes dompteurs aussi, nous,
Lorsque frémit, s’ébroue et fume
La Chimère entre nos genoux.
Elle est rétive, et le poète
Est obéi tout de travers,
Souvent, par la terrible bête,
Dans la haute école des vers.
Plus d’un, ô mignonne intrépide,
Est tombé du monstre volant ;
Et le Philistin, groom stupide,
Ratissa le sable sanglant.
Découvert dans le livre : "Équitation ancienne et moderne, de La Guérinière, d’Abzac, d’Aure, Baucher & Raabe : dressage et élevage" du Baron de Vaux
François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français.
"Mais ce qui ne sortira pour ainsi dire jamais de ma pensée, ce sont toutes ces choses auxquelles j'ai assisté dans ce petit manège du faubourg Saint-Martin, les jours, par exemple, où l'écuyer inimitable, auquel l'équitation savante devra tant, faisait travailler ses admirables chevaux, Partisan, Capitaine etc, devant certains personnages. Il me semble l'entendre encore disant un jour à Lamartine, venu en compagnie d'un prince, et qui lui faisait des compliments à la suite de ses merveilleux tours de force équestres : Voyez-vous la haute école c'est le côté poétique de l'équitation! "
L'équitation savante par Maxime Gaussen
( Ecuyers et écuyères: histoires des cirques d'Europe, Baron de Vaux 1893)
Seul peut-être le grand écuyer Baucher, engagé par les Franconi depuis quelques temps au cirque des Champs-Élysées, semble interdit. Connu pour ses présentations de chevaux admirablement dressés, « stupéfiant les spectateurs par la précision avec laquelle il les montait », c’est à son tour d’être stupéfié : Benjamin lui a fait le truc de la Petite Sirène : son cheval se retrouve avec des gambettes de petit rat de l’Opéra, tandis que lui se voit flanqué de deux antérieurs de cheval.
Source:
http://villabrowna.blogspot.fr/2016/08/benjamin-au-bord-du-chemin-de-la.html?m=1